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Un début de retournement du marché de l'emploi américain ?
information fournie par Zonebourse 06/02/2026 à 15:38

Selon le cabinet Challenger, les licenciements ont atteint leur plus haut niveau pour un mois de janvier depuis 2009.

Premier vendredi du mois, rapport sur l'emploi. C'est un rituel auquel nous sommes habitués, mais auquel nous n'aurons pas le droit ce vendredi.

Le shutdown de trois jours, consécutif au blocage autour du financement du département de la sécurité intérieure (DHS), a encore retardé la publication de statistiques par le Bureau of Labor Statistics (BLS). Le rapport sur l'emploi du mois de janvier sera ainsi publié mercredi 11 février, quand celui sur l'inflation a été reporté au vendredi 13 décembre.

Des données mal orientées

Toutefois, les investisseurs ont eu cette semaine une série de données relatives au marché de l'emploi américain. Et, elles ne vont pas dans le bon sens.

Hier, l'enquête JOLTS a montré que le nombre de postes ouverts est tombé à son plus bas niveau depuis 2020, tandis que les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage sont remontés à 231 000.

Mercredi, l'enquête ADP a fait état de seulement 22 000 créations de postes dans le secteur privé, soit deux fois moins que les attentes (46 000).

Mais le chiffre le plus marquant de la semaine vient sans doute du rapport Challenger, Gray & Christmas, qui indique que le nombre de licenciements prévus par les entreprises américaines s'est élevé à 108 435 en janvier. Il s'agit du chiffre le plus élevé observé pour un mois de janvier depuis 2009.

Plusieurs grandes entreprises américaines ont annoncé la semaine dernière des licenciements (Amazon, UPS, Nike...). Selon un décompte réalisé par le Financial Times, ce sont au total 52 000 suppressions d'emploi qui ont été annoncées en quelques jours.

Et si les dissidents avaient raison ?

Si on essaye de faire un bilan de toutes ces données, il y a toujours l'histoire de ce marché du travail un peu étrange, l'équilibre "low hiring, low firing" que nous décrivons depuis des mois. Mais on sait aussi que cet équilibre est précaire, et qu'il y a un risque qu'in fine les licenciements augmentent et le taux de chômage remonte.

Les données de cette semaine semblent en tout cas assez contradictoires avec la communication de la Fed la semaine dernière. Le communiqué publié à l'issue de la réunion ne mentionnait plus les risques à la baisse sur le marché de l'emploi, mais soulignait plutôt les "signes de stabilisation du taux de chômage" pour justifier un maintien des taux d'intérêt après trois baisses consécutives.

C'est donc plutôt les craintes de Christopher Waller qui semblent se matérialiser. Il a voté contre le statu quo la semaine dernière, tout comme son collègue Stephen Miran. "Il existe un doute considérable quant à la croissance future de l'emploi, ce qui laisse penser qu'une détérioration substantielle du marché du travail constitue un risque important", écrivait la semaine dernière le gouverneur Waller, dans un communiqué justifiant son vote.

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